3 millions, 4 millions... On ne sait précisément indiquer le nombre de personnes souffrant de fuites urinaires en France. Pourtant, les estimations effectuées, même si elles varient, montrent que le nombre de personnes souffrant de fuites urinaires est comparable aux chiffres du chômage, même en ces temps de crise économique.
On sait malgré tout que les femmes sont plus touchées que les hommes (le rapport est d'environ de 2/3 - 1/3) : selon le fabricant Tena, une française sur quatre est concernée par les faiblesses urinaires.
On sait aussi que les séniors sont plus fragiles face à l'incontinence. Les personnes handicapées également.
Mais on le constate, les chiffres ne sont pas aussi précis que ceux mesurant par exemple le nombre de personnes équipées d'un téléviseur, ou celles pratiquent tel ou tel sport.
Pourquoi cette difficulté de comptabilisation? La principale réponse à cette question est le tabou lié à l'incontinence : les personnes et/ou leur entourage minimisent voire cachent la réalité de celle-ci. Il s'agit pourtant d'une pathologie qui a toujours existé.
Cependant, l'incontinence n'est pas une pathologie comme les autres, car elle a une incidence sociale pour ceux qui en souffrent. La gène physique et psychologique occasionnée est importante. Nombreux sont ceux qui n'osent pas acheter leurs produits absorbants en pharmacie ou au supermarché, et, souvent, c'est leur entourage qui se charge de cette corvée.
Grâce aux possibilité d'achat de produits d'incontinence sur Internet, les personnes souffrant d'incontinence peuvent se déplacer pour d'autres buts que l'achat de produits adaptés. En cela, c'est un progrès.
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